Fiche Technique :

Auteur : Claude Neix
Éditeur : Auto-édition
Genre : Romance M/M, Fantasy
Tomes : 3/3
Informations supplémentaires : Claude Neix a publié plusieurs titres (en tomes uniques ou séries) sur le monde d’Ishmaar d’où provient cette trilogie.

Trilogie princeberserk

Résumé :

 

Quand le jeune Ishayu est envoyé par le conseiller du Magnus d'Ishmaar à la cour du roi Berserk, il est loin de soupçonner que son rôle d'écuyer va tourner court puisqu'il se retrouve valet (et souffre-douleur !) du prince Ophrys !


Luttes de pouvoir, querelles familiales, sorcellerie, magie... Ishayu va découvrir un monde étrange, à la fois fascinant et effrayant : celui des Berserks, une race guerrière dont le prince héritier, Ophrys Akila, n'est autre que le descendant direct du héros légendaire Ronce de Mohan, la Némésis des légions humaines d'Ishmaar.


Le joli prince va prendre un malin plaisir, au nom des souffrances endurées par ses ancêtres, à transformer la vie du jeune humain en enfer et un jeu du chat de la souris va commencer entre les deux garçons.


Qui, du Berserk ou de l'humain, apprivoisera l'autre ?

Chronique :

Tome 1 : L’Approche

★★★☆☆

 

La Trilogie du Prince Berserk raconte, comme son nom l’indique, les « aventures » d’un prince Berserk, à travers le regard de son écuyer nouvellement acquis, Ishayu. On rencontre donc ce dernier en premier, avec quelques petits détails de sa personnalité, de sa façon de penser et d’agir selon son statut. Très vite, apparaît son nouveau maître, le Prince Ophrys, un jeune homme à peine sorti de l’adolescence au caractère bien difficile, voire même effrayant au début…

 

Je ne vais pas m’étendre sur le contenu de cette histoire, je vous laisse le plaisir de le découvrir, et je vais simplement partager mes impressions diverses.

Toute Fantasy qui se respecte a ses codes, son système, ses noms étranges de lieux ou de personnes, ses faits divers, etc… En général, on parvient soit à les comprendre dès le départ, soit doucement au cours de la lecture. Pour cette série, la confusion reste jusqu’à la fin du volume, si bien que l’on doit s’habituer à des choses que l’on ne comprend pas réellement. Cette confusion est accentuée dans les relations maître-esclave/écuyer/domestique où tantôt le vouvoiement est utilisé, tantôt basé, si bien qu’on ignore encore quel type de respect il existe entre les différents personnages. Et ce, sans compter les coquilles un peu trop nombreuses dans ce roman.

Du coup, on n’est pas totalement imprégné dans cette histoire, on ne parvient pas l’intégrer totalement, et c’est bien dommage.

Je pense que, vu que la série appartient à un cycle déjà écrit, et malgré l’indication de l’auteur nous signalant que nous pouvons suivre les séries du cycle séparément, dans son travail l’auteur n’a pas pensé qu’un lecteur pouvait réellement prendre un volume au hasard et n’a donc pas aborder son texte comme un nouveau début.

 

Ce premier volume est court (j’appellerai cette série une série de novellas plutôt qu’une série de romans) mais surtout, il ne s’y passe pas grand-chose. On n’y voit que la vie du prince, simplement, et la relation amicale qui va inévitablement naître entre Ophrys et Ishayu. On est également témoin de certaines manigances politiques que le prince et ses frères subissent malgré eux mais tout n’est encore qu’évènements bien trop passifs…

Tome 2 : Le Dressage

★★★☆☆

 

Ce second volume survient juste après la fin du premier tome. Logique puisque, comme l’auteur nous l’a signalé dans son avant-propos, c’est une seule et unique histoire qu’elle a séparée en trois tomes. De mon point de vue, je pense qu’elle aurait dû publier son histoire en un tome unique ou deux grand maximum mais passons…

 

Enfin, dans ce tome, il y a de l’action ! L’intrigue principale se développe petit à petit et notre jeune prince va de plus en plus être au cœur des intrigues politiques, même si ça traîne encore un peu à mon sens. Ma lecture s’est faite rapide avec un intérêt un peu plus important que pour le premier tome, bien que les défauts du premier soient les mêmes dans ce second.

 

Le prince Ophrys semble être quelqu’un de très naïf, compte tenu de son caractère explosif. Il est plus Berserk qu’humain et pour lui, la famille semble avoir une signification bien plus importante que pour ses frères aînés, aussi ne se rend-t-il pas compte – ou plutôt, il ne comprend pas le fait qu’il soit moins aimé que ce qu’il espérait. Il ne se rend pas non plus compte du puissant potentiel qu’il possède, fait que le roi d’Akila semble avoir tout de suite remarqué.

D’ailleurs se rend est encore bien trop évanescent à notre regard de lecteur. On n’arrive pas à déterminer ce qu’il cache, ce qu’il veut, ce qu’il compte faire… Nous nageons dans le flou d’un point de vue externe autant que le narrateur qui n’est autre qu’Ishayu…

 

Le titre de la trilogie suggère qu’il est le prince en question qui sera intronisé. Mais sa progression n’en est encore qu’à l’esquisse dans ce second volet. Il n’est pas pleinement conscient de sa situation et de ce qu’on attend de lui, ni des combats qu’il va devoir mener.

Tome 3 : La Conquête

★★☆☆☆

 

Un tome clôturant cette trilogie encore plus décevant que ses précédents. Déjà, je l’ai dit et je ne le répèterais jamais assez, avoir séparé ce roman en trois romans courts/formats de nouvelle est complètement inutile et porte préjudice à l’histoire. Mais quand en plus, on attend encore et toujours une quelconque action de la part de ce fameux Prince Berserk qui est censé changer la donne de l’histoire, mais qu’en fait il ne se passe rien, ça laisse au lecteur une sensation décevante d’inutilité.

 

Ophrys est toujours « enfermé » au Palais, attendant des nouvelles de sa famille et de son peuple. Il est manipulé par le roi mais par le même temps entraîné, et Ishayu est toujours à ses côtés.

Et c’est tout. C’est ce qui résume bien ce dernier tome.

Et pourtant, il est miraculeusement acclamé par le peuple comme étant le vrai Prince alors que ce dernier n’a strictement rien fait pour mériter ce titre. Je dirais même qu’il continue à être naïf envers ses frères aînés et sa mère qui ne lui rendent ni son amour, ni son respect, ni rien du tout.

 

De plus, du côté relationnel, ça n’évolue pas beaucoup entre Ishayu et Ophrys (alors que c’est ce qu’on attend, logiquement), ou au moins avec son frère Béryl dont Ishayu est tombé sous le charme de façon immédiate depuis le début. Sans compter la conclusion de cette trilogie, où Ishayu porte une marque d’âme-sœur sans savoir pour qui elle est… On pourrait penser pour Béryl vu l’attirance quasi-mystique qu’il éprouve pour lui et pourtant, on soupçonnait un début de marque chez Ophrys dans le second tome alors qu’il a déjà eu une âme-sœur.

 

Bref, il n’y a rien qui plaît en conclusion dans cette histoire, trop de coquilles, une trame avec un intérêt potentiel complètement négligé, une conclusion et un développement des plus merdiques, etc…

Vous savez à quoi vous attendre si vous tentez l’expérience.

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